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Guide d'administration Ignite-UX : pour HP-UX 11i > Chapitre 13 Méthodes de restauration

Restauration système

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Documentation technique

Manuel complet en PDF
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 » Table des matières

 » Glossaire

 » Index

La restauration système Ignite-UX permet la restauration rapide d’un disque défaillant. Il peut s’agir d’une défaillance matérielle ou d’une défaillance logicielle catastrophique.

Cette section suppose la création d’une image de restauration qui sera stockée sur le serveur Ignite-UX via le réseau ou sur bande. Si vous souhaitez créer des supports d’images de restauration, reportez-vous au Chapitre 12.

La restauration système implique l’exécution de certaines tâches avant qu’un problème ne se produise. Vous devez périodiquement utiliser l’outil approprié sur chacun de vos systèmes : make_net_recovery ou make_tape_recovery. Utilisez la commande make_net_recovery pour créer une image de restauration sur un autre système ou la commande make_tape_recovery pour créer une image de restauration sur bande.

Les commandes make_tape_recovery et make_net_recovery créent une image de restauration ou d’installation amorçable et personnalisée en fonction de votre machine. Les images de restauration contiennent les informations de configuration de votre système (configuration des disques, etc.) et les fichiers d’un ou plusieurs disques. Vous pouvez contrôler les fichiers devant être enregistrés dans l’image – Pour plus d’informations, reportez-vous à la section « Contenu de l’image de restauration ».

Les commandes make_net_recovery et make_tape_recovery sont regroupées sous l’appellation : make_[tape|net]_recovery.

Vous pouvez utiliser les commandes make_[tape|net]_recovery en ligne de commande, dans l’interface utilisateur graphique Ignite-UX sur le serveur, ou dans l’interface utilisateur en mode caractère sur le client en vue de créer une image de restauration.

Une fois que vous possédez une image de restauration sur bande ou sur un serveur Ignite-UX, la restauration d’un système défaillant est très simple :

  1. Si un disque est défaillant, remplacez-le.

  2. Amorcez à partir de la bande ou du système de restauration.

  3. Attendez la fin de la restauration.

  4. Une fois le système réactivé, vérifiez la configuration et restaurez les copies de fichiers les plus récentes à l’aide de la dernière sauvegarde du système. Assurez-vous de ne pas restaurer les fichiers du système d’exploitation, car les résultats risquent d’être inattendus.

IMPORTANT : La commande d’environnement de diagnostic hors ligne (ODE) copyutil est un outil de diagnostic destiné à HP-UX 11i, qui ne doit pas être utilisé pour la restauration système. Utilisez make_[tape|net]_recovery.Lors de l’installation et de la restauration de HP-UX 11i v3, les périphériques actifs/passifs connectés entraîneront des délais assez longs (une heure ou plus) ou peuvent provoquer un blocage du système. De même, la connexion d’un périphérique actif/passif avant l’installation du plug-in Active/Passive Switch (APSW) peut ralentir l’exécution de certaines commandes. Déconnectez tous les périphériques actifs/passifs connectés à votre système avant l’installation ou la restauration de HP-UX 11i v3. Après l’installation ou la restauration, il est important d’installer le plug-in APSW avant de connecter un périphérique actif/passif au système.SAS (Serial Attached SCSI) est un protocole d’interface permettant d’accéder aux périphériques. Les fichiers spéciaux SAS sont associés à des périphériques en particulier et non à des chemins d’E/S et fonctionnent différemment de ceux des autres protocoles d’interface des périphériques de stockage. Lors de l’installation et de la restauration, Ignite-UX effectue une corrélation entre les fichiers spéciaux SAS triés, les chemins physiques et les emplacements physiques. Par conséquent, les fichiers spéciaux sont mis en correspondance avec les périphériques SAS si la configuration n’est pas modifiée entre les installations et les restaurations.

Ne modifiez pas la configuration d’E/S SAS en ajoutant, en supprimant ou en remplaçant des périphériques SAS après l’installation.

Si la configuration matérielle SAS est modifiée après l’installation, la correspondance entre fichiers spéciaux, chemins physiques et emplacements physiques risque d’être modifiée lors de la corrélation par Ignite-UX durant la restauration. De ce fait, la restauration automatique peut s’avérer impossible si la configuration des E/S SAS a été modifiée. En outre, des périphériques SAS différents peuvent être sélectionnés par Ignite-UX pour la restauration si la configuration SAS a été modifiée après l’installation. Si vous tentez une restauration sur un système dont la configuration des E/S SAS a été modifiée, vous devez prendre soin de valider la sélection du périphérique lors de la restauration. Cette opération est nécessaire car des périphériques SAS différents peuvent être utilisés par rapport à ceux utilisés pour créer l’image de restauration (même si la restauration automatique est possible).

Outils de restauration système

Les outils make_[tape|net]_recovery présentent quelques différences dues aux différents supports utilisés. Les deux outils de restauration système partagent les mêmes options de base de création d’images de restauration, les mêmes structures de données, le même contenu des fichiers d’images de restauration et les mêmes boîtes de dialogue d’installation.

Les outils make_[tape|net]_recovery ne sont pas destinés à effectuer la sauvegarde de l’ensemble de vos données système. Utilisez un outil de restauration du type fbackup en association avec votre image de restauration. Pour plus d’informations, voir la page de manuel fbackup(1M).

Comparatif des outils de restauration

Pour savoir quel outil de restauration système est le mieux adapté à vos besoins, considérez les points suivants :

Utilisez make_tape_recovery si :
  • Vous gérez localement un seul système ou un nombre limité de systèmes.

  • Vous gérez des systèmes qui ne sont pas en réseau.

  • Vous créez des bandes pour un système de restauration extérieur au site.

  • Vous désirez créer des images de restauration pour des clients qui se trouvent sur un autre sous-réseau que le serveur Ignite-UX sans utiliser d’assistant d’amorçage.

Utilisez make_net_recovery si :
  • Vous gérez des systèmes en réseau, de manière centralisée.

  • Vous désirez éviter les problèmes de bandes (manipulation, images sur plusieurs bandes, etc.)

  • Vous utilisez de l’espace disque pour stocker les images.

  • Vous désirez créer automatiquement des images de restauration sans manipulation de bandes.

  • Vous désirez créer des images de restauration pour des clients qui se trouvent sur un autre sous-réseau que le serveur Ignite-UX sans utiliser d’assistant d’amorçage. (Un assistant d’amorçage doit être utilisé lors de l’installation d’une image de restauration sur les sous-réseaux.)

Le tableau suivant répertorie et compare certaines fonctions des outils make_[tape|net]_recovery :

Tableau 13-1 Comparatif des fonctions des outils de restauration système

 make_tape_recoverymake_net_recovery
Configuration matérielle requise
  • Système autonome

  • Lecteur de bande local

  • Deux systèmes en réseau

  • Espace disque suffisant pour stocker l’image

Interfaces de création
  • Ligne de commande du client

  • Interface utilisateur graphique du serveur Ignite-UX

  • Interface utilisateur en mode caractère du client

  • Ligne de commande du client

  • Interface utilisateur graphique du serveur Ignite-UX

  • Interface utilisateur en mode caractère du client

Caractéristiques de l’image de restauration
  • Autonome

  • Copie sur le lecteur de bande du client

  • Serveur Ignite-UX requis pour l’installation

  • Copie sur le système de fichiers NFS monté

 

Considérations relatives à l’utilisation de Veritas Volume Manager de Symantec

Si vous envisagez d’utiliser, ou si vous utilisez VxVM, considérez les points suivants concernant les outils make_[tape|net]_recovery :

  • Ignite-UX prend en charge uniquement l’installation standard des produits Symantec figurant dans les dépôts d’OE fournis par HP.

  • HP prend en charge uniquement les environnements dans lesquels les versions de VxFS et de VxVM correspondent. Par exemple, si vous installez VxFS 4.1, vous devez également installer VxVM 4.1.

  • Les systèmes comportant des versions de groupes de disque VxVM mixtes sont restaurés en convertissant tous les systèmes de fichiers spécifiés dans l’image dans la dernière version de VxVM. Par exemple, si votre image de restauration contient des groupes de disques VxVM 3.5 et 4.1, tous les groupes de disques sont créés en groupes de disques VxVM 4.1.

  • Si votre système possède des versions différentes de VxFS et de VxVM, par exemple VxFS 4.1 et VxVM 3.5, la restauration système conservera les versions mixtes.

  • Pour pouvoir poursuivre l’installation, Ignite-UX vérifie au préalable que la bonne version de VxVM est installée, si l’installation est faite à partir d’un dépôt SD. Si l’installation est faite à partir d’une image de restauration ou d’une image parfaite, Ignite-UX enregistrera une note signalant qu’en principe c’est la bonne version qui figure dans l’image. Par exemple, si votre de configuration de disque utilise VxVM 4.1, votre image doit contenir le logiciel VxVM 4.1.

Contenu de l’image de restauration

Les commandes make_[tape|net]_recovery vous permettent de visualiser et de contrôler le contenu des images de restauration.

  • Ignite-UX crée un lien symbolique entre les répertoires nommés en fonction du nom du client et de son adresse MAC. Par exemple, si vous avez un système ayant comme nom de client « longs_peak » et comme adresse MAC « 0x00306E4C9B54 », les répertoires /var/opt/ignite/clients/0x00306E4C9B54 et /var/opt/ignite/clients/longs_peak seront symboliquement liés. Dans ce chapitre, le nom du client est utilisé pour faire référence au répertoire, mais les deux fonctionnent.

  • La liste des fichiers essentiels devant figurer dans l’image de restauration est affichée dans un fichier texte ordinaire : /opt/ignite/recovery/mnr_essentials. Ce fichier vous permet de savoir quels sont les fichiers et les répertoires figurant par défaut dans l’image de restauration.

  • Vous pouvez spécifier les groupes de volumes, les répertoires et les fichiers supplémentaires que vous souhaitez inclure, ainsi que les répertoires et les fichiers que vous souhaitez exclure. Cette opération est effectuée à l’aide d’une syntaxe simple dans le fichier de contenu spécifique au client /var/opt/ignite/clients/client/recovery/archive_content ou à l’aide des options de ligne de commande. Vous n’êtes pas limité à un ou deux groupes de volumes. Vous pouvez créer une image de restauration complète contenant plusieurs groupes de volumes.

  • Vous pouvez utiliser l’interface utilisateur (lancée à l’aide de l’option -i de make_[tape|net]_recovery) pour définir les groupes de volumes et/ou les disques non concernés, ceux qui seront partiellement restaurés et ceux qui seront restaurés en totalité si l’image de restauration est utilisée, en fonction des spécifications du fichier mnr_essentials et du fichier archive_content.

  • Vous pouvez également utiliser l’interface utilisateur pour éditer le fichier archive_content et afficher dynamiquement les modifications des groupes de volumes et des disques qui seront affectés.

  • Les politiques de définition du contenu par l’utilisateur sont décrites à la section Politiques de configuration des images de restauration ci-après.

L’outil make_tape_recovery crée une bande amorçable qui sera utilisée pour restaurer un système à l’aide du lecteur de bande. N’oubliez pas que make_tape_recovery est soumise aux contraintes et aux limitations inhérentes aux supports de bandes :

  • Un lecteur de bande doit être installé sur chacun des systèmes devant être archivé.

  • Si vous souhaitez conserver les images de restauration antérieures, éjectez les bandes contenant les images de restauration existantes des lecteurs de bande avant de créer les nouvelles.

  • Si une image de restauration est supérieure à la capacité d’une bande, vous devez permuter les bandes pour la création et pour l’extraction.

  • Si vous désirez vérifier que les nouvelles bandes créées sont valides, vous devez vérifier les fichiers de consignation du système.

  • Les lecteurs de bande constituent une plus grande source d’erreurs qu’un réseau local.

Politiques de configuration des images de restauration

Lors de la définition du contenu d’une image de restauration pour make_[tape|net]_recovery, les règles suivantes s’appliquent :

  • Aucun fichier ou répertoire essentiel ne peut être exclus.

  • Les fichiers et les répertoires figurant dans un répertoire inclus seront ajoutés de manière récurrente.

  • Si un fichier ou un répertoire essentiel existe en dehors du disque racine ou du groupe de volumes, le disque ou le groupe de volumes dans lequel il réside est inclus dans l’image de restauration. Si vous souhaitez inclure tous les fichiers de ce disque ou de ce groupe de volumes dans l’image de restauration, utilisez les options make_[tape|net]_recovery -A ou -x.

  • Si un lien symbolique vers un fichier ou vers un répertoire est inclus, seul ce lien sera inclus dans l’image de restauration. Le fichier ou le répertoire lui-même n’est pas inclus, à moins que cela ne soit spécifié ou que le lien symbolique soit essentiel. Un avertissement s’affiche si un élément est uniquement un lien symbolique.

  • Si un répertoire inclus contient des liens symboliques vers d’autres fichiers ou répertoires, les liens symboliques seront inclus, mais pas les fichiers ou les répertoires auxquels ils renvoient, à moins qu’ils ne soient eux-mêmes inclus. Aucun avertissement ne s’affiche en ce qui concerne ces liens.

  • Si un répertoire contient des points de montage locaux, les fichiers et les répertoires de ces points de montage ne sont pas inclus par défaut. Il est possible de déroger à cette politique en spécifiant l’option inc_cross (inclure les répertoires et les points de montage), dans l’interface de sélection ou en ligne de commande.

  • En cas de conflit entre les entrées des sélections, les exclusions sont prioritaires par rapport aux inclusions.

  • La taille des volumes de systèmes de fichier doit prévoir 10 % d’espace disque libre pour chaque volume, et Ignite-UX modifie automatiquement les volumes de systèmes de fichiers en conséquence. Pour plus d’informations, consultez la description de la variable _hp_addnl_fs_free_pct dans la page de manuel instl_adm(4).

Étapes de création d’une image de restauration

Les étapes de la création d’une image de restauration au moyen d’Ignite-UX sont décrites ci-après :

  1. Préparez le client.

    Les commandes make_net_recovery et make_tape_recovery -s vérifient tout d’abord que les outils de restauration installés sur le client sont compatibles avec la version installée sur le serveur Ignite-UX. Si la version d’Ignite-UX installée sur le client est inférieure à celle du serveur, les commandes installeront un petit sous-ensemble du logiciel Ignite-UX sur le client afin de prendre en charge la création des images de restauration. (Le logiciel Ignite-UX installé sur le client dans ce cas ne constitue pas une installation complète du serveur Ignite-UX et n’offre pas les capacités du serveur au client.)

  2. Créez les fichiers et les répertoires de l’image de restauration.

    Si le client n’a pas été installé à l’aide du serveur Ignite-UX, les commandes make_net_recovery and make_tape_recovery -s créent un nouveau répertoire sur le serveur pour ce client dans /var/opt/ignite/clients. Pour que make_tape_recovery fonctionne sur le client sans l’option -s, les fichiers de l’image de restauration sont créés dans le répertoire /var/opt/ignite/recovery du client.

    Les commandes génèrent un horodatage permettant d’identifier l’archive de restauration, la configuration et le répertoire de configuration. Le répertoire contenant les fichiers de configuration de l’image de restauration est similaire à l’exemple suivant :

    /var/opt/ignite/clients/client/recovery/2005-03-17,11:19

    L’archive de restauration correspondante est nommée 2005-03-17,11:19 et se trouve dans le répertoire /var/opt/ignite/recovery/archives/client.

    L’horodatage est important pour la coordination des fichiers de configuration et des archives de restauration et pour effectuer une gestion continue des images de restauration.

    Les fichiers se présentent ainsi :

    /var/opt/ignite/clients/client
            CINDEX
            client_name
            client_status
            config.sys
            host.info
            hw.info
            install.log
            recovery/
                    client_status
                    valeurs par défaut
                    latest -> 2005-03-17,11:19
    
                    2005-03-17,11:19/
                            archive_content
                            system_cfg
                            archive_cfg
                            control_cfg
                            recovery.log
                            flist
                            récapitulatif                

    Le fichier archive_content contient les paires mot-clé et volume/disque/répertoire utilisées pour générer le fichier flist, qui définit le contenu de l’image de restauration. Pour plus d’informations sur l’inclusion et l’exclusion de fichiers dans l’image de restauration, voir les pages de manuel make_net_recovery(1M) et make_tape_recovery(1M).

  3. Lancez l’interface de restauration.

    Si vous spécifiez l’option -i en ligne de commande, l’interface utilisateur de restauration est lancée à la suite. Cette interface permet aux utilisateurs de configurer ou de modifier les valeurs par défaut suivantes pour l’image de restauration :

    • Description longue de l’image de restauration. Cette description ajoute des informations d’identification utiles pour distinguer les images de restauration si l’horodatage ne suffit pas. Pour afficher ces informations, cliquez sur Description dans l’onglet Basic lors de la configuration de l’installation.

    • Nombre maximum d’images de restauration à conserver. Lorsque le nombre d’images de restauration dans le répertoire de destination atteint ce maximum, make_[tape|net]_recovery supprime l’image la plus ancienne. Elle utilise l’horodatage figurant dans le nom pour définir celle qui doit être supprimée.

    • Hôte de destination de l’image de restauration.

    • Répertoire de destination de l’image de restauration.

      L’interface utilisateur vous permet également de vérifier et d’éditer le fichier archive_content, comme indiqué à l’étape précédente. Lorsque vous quittez l’interface utilisateur de restauration, les valeurs par défaut que vous avez indiquées sont enregistrées dans le fichier :

      /var/opt/ignite/clients/client/recovery/defaults.

      La liste des fichiers inclus dans l’image de restauration est enregistrée dans archive_content dans le répertoire /var/opt/ignite/clients/client/recovery.

  4. Enregistrez la configuration du système.

    Pour tous les disques et groupes de volumes, y compris ceux qui ne sont pas inclus dans l’image de restauration, make_[tape|net]_recovery sauvegarde les informations de configuration des disques et des groupes de volumes et les stocke dans le fichier system_cfg. Pour LVM, elle obtient également les fichiers de correspondance des groupes de volumes ne figurant pas dans l’image de restauration. Les fichiers de configuration des groupes de volumes et les fichiers de correspondance générés à ce stade sont stockés dans le répertoire /etc/lvmconf. Ce répertoire est inclus dans la liste des fichiers essentiels et, par conséquent, les fichiers LVM sont inclus dans l’image de restauration. Pour VxVM, des commandes permettant de restaurer les groupes de disques sont incluses dans control_cfg.

    Après avoir enregistré les informations des groupes de volumes, make_[tape|net]_recovery crée le fichier control_cfg. Ce fichier contient l’option post_config_cmds permettant d’importer tous les groupes de volumes ou de disques ne figurant pas dans l’image de restauration et d’activer tous les groupes de volumes importés. Il contient également des indicateurs de contrôle, tels que recovery_mode=true, qui permettent d’orienter le comportement d’Ignite-UX lors de la restauration.

  5. Créez l’archive de restauration.

    La commande make_[tape|net]_recovery appelle ensuite make_sys_image afin de créer l’archive de restauration. Puis make_sys_image passe une flist prédéfinie afin de calculer l’espace disque total actuellement utilisé par tous les fichiers devant être inclus dans l’archive. Ces informations sont utilisées avec un taux de compression afin d’évaluer la taille finale de l’archive. Si le répertoire de destination dispose de l’espace disque suffisant pour l’archive, make_sys_image crée cette dernière à l’aide de la commande pax. Pour plus d’informations, consultez les pages de manuel pax(1) et make_sys_image(1M).

  6. Préparez le fichier de configuration.

    Une fois l’archive de restauration créée, make_[tape|net]_recovery appelle make_arch_config afin de créer le fichier archive_cfg de référence. Puis make_arch_config utilise archive_impact pour calculer les impacts du système de fichiers sur l’archive de restauration et les intègre à la clause sw_sel qu’elle crée.

  7. Mettez à jour le fichier CINDEX.

    Enfin, make_[tape|net]_recovery utilise la commande manage_index pour mettre à jour le fichier /var/opt/ignite/clients/client/CINDEX du client. Ce fichier contient une liste de toutes les configurations de restauration disponibles pour le client. La clause de configuration de la dernière archive de restauration créée est similaire à l’exemple suivant :

    cfg "2005-03-17,11:19 Recovery Archive" {
            description "Recovery Archive"
            "recovery/2005-03-17,11:19/system_cfg"
            "recovery/2005-03-17,11:19/control_cfg"
            "recovery/2005-03-17,11:19/archive_cfg"
    } = TRUE

Statut de création de l’image de restauration

Vous pouvez contrôler le statut de la progression de création de l’image de restauration en cliquant avec le bouton droit de la souris sur l’icône du client ou en cliquant sur le menu Actions et en sélectionnant Client Status.... La boîte de dialogue qui s’affiche détaille la progression de l’image de restauration créée à l’aide de make_net_recovery (voir la Figure 13-1).

Figure 13-1 Boîte de dialogue du statut de création d’une archive

Boîte de dialogue du statut de création d’une archive

Analyse du contenu de l’image de restauration

Les commandes make_[tape|net]_recovery appellent /opt/ignite/lbin/list_expander lors de la détermination du contenu d’une image de restauration. Vous pouvez utiliser la commande list_expander indépendamment afin de définir pour vous-même le contenu de l’image de restauration.

Pour répertorier les fichiers et les répertoires inclus dans une image de restauration, utilisez la commande list_expander comme indiqué ci-après :

/opt/ignite/lbin/list_expander -f archive_content

archive_content correspond au fichier identifiant les mots-clés spécifiant les inclusions et les exclusions de l’image de restauration. Il s’agit du même fichier archive_content que celui décrit à la section Étapes de création d’une image de restauration ci-dessus.

REMARQUE : Le fichier /var/opt/ignite/clients/client/recovery/archive_content est remplacé, que la création de l’image de restauration soit réussie ou non. Assurez-vous que le fichier archive_content correspond à l’image de restauration que vous analysez.

L’exécution de list_expander sans spécifier -f archive_content entraîne la génération de la liste des fichiers et des répertoires essentiels de l’image de restauration.

Vous pouvez également utiliser list_expander pour répertorier les disques et les groupes de volumes inclus dans une image de restauration en utilisant l’option -d.

/opt/ignite/lbin/list_expander -d -f archive_content

Si -f archive_content est omis, la liste des éléments essentiels s’affiche.

Vous trouverez ci-après un exemple d’affichage de list_expander -d :

In?     dsk/vg    name               minor#   Associated disks
0         d       /dev/dsk/c0t3d0
1         v       /dev/vg00          0x00     /dev/dsk/c0t6d0
                                              /dev/dsk/c0t4d0
0         v       /dev/vg01          0x01     /dev/dsk/c0t1d0
0         v       /dev/vg02          0x02     /dev/dsk/c0t2d0

La colonne In? affiche, pour chaque disque ou groupe de volume, si celui-ci est :

2 = inclus en totalité (inc_entire indique un disque ou un groupe de volumes entier), ou 1 = inclus partiellement (certains fichiers sont inclus, d’autres non), ou 0 = pas inclus du tout (aucun fichier du disque ou du groupe de volumes ne sera inclus.)

Le chiffre 0 signifie que le disque ou le groupe de volumes ne sera pas touché. Le chiffre 1 ou 2 signifie que le disque ou le groupe de volume sera recréé et que les fichiers de l’image de restauration seront restaurés lors d’une opération de restauration.

La colonne dsk/vg montre que le système comporte un seul disque entier (d) et trois groupes de volumes (v). La colonne suivante affiche les noms des disques et des groupes de volumes.

REMARQUE : La commande list_expander peut échouer dans les cas suivants :

Durant le traitement des informations, list_expander utilise la fonction ftw de libc pour parcourir la hiérarchie des répertoires de manière récurrente (voir ftw(3C)).

Lorsque ftw rencontre un répertoire contenant un grand nombre de fichiers, tous les fichiers descendants sont traités de manière récurrente. Cela peut provoquer des problèmes de taille de pile. Par exemple, si le répertoire contient 400 000 fichiers, la taille de la pile doit être de 51,2 Mo au moins afin de gérer le nombre d’appels de fonction récurrents (400 000 x 128 octets/bloc de pile), car chaque appel de ftw affecte un bloc de pile de 128 octets. Dans ce cas, il est recommandé d’allouer de l’espace supplémentaire ; 64 Mo constituent une bonne solution de taille de pile.

Si la taille de pile est insuffisante, list_expander est arrêtée du fait d’un échec de croissance de la pile. Pour éviter cette situation, nous vous conseillons de configurer le paramètre de noyau ajustable maxssiz en conséquence. Pour plus d’informations sur le réglage des paramètres de noyau, voir la page de manuel kctune(1M).

Les informations ci-dessus sont basées sur la fonction ftw() libc de HP-UX 11i v1. Le comportement de ftw() peut varier selon les versions ou les correctifs de HP-UX. Ces informations sont à considérer comme des indications des paramètres potentiellement requis et ne constituent pas une obligation.

Vous pouvez modifier les tailles des volumes de systèmes de fichiers dans l’image de restauration après l’installation de celle-ci. Par défaut, Ignite-UX vérifie qu’il existe 10 % d’espace libre pour chaque volume et modifie la taille des volumes des systèmes de fichiers en conséquence. Si vous ne souhaitez pas qu’Ignite-UX modifie la taille des volumes des systèmes de fichiers, ajoutez

init _hp_ignore_sw_impact=1

à votre fichier /var/opt/ignite/recovery/latest/system_cfg, ou au fichier /var/opt/ignite/clients/client/recovery/latest/system_cfg.

Vérification des résultats de l’image de restauration

Lors d’une restauration système, Ignite-UX restaure par défaut l’état antérieur du système. Ignite-UX est un outil d’installation généraliste ; il modifie un certain nombre de fichiers de configuration, lorsque des modifications par rapport à la configuration de restauration sont requises, par exemple augmentation des tailles de volumes.

Lorsque vous exécutez make_[tape|net]_recovery, les informations de configuration système sont regroupées et enregistrées dans des fichiers de configuration utilisés ultérieurement lors de la restauration du système. Durant la restauration système, vous pouvez modifier ces informations et Ignite-UX applique les modifications correspondantes à la configuration système. Si vous ne faites aucune modification, les mêmes informations seront simplement appliquées à nouveau et vous ne devriez constater aucune modification du système après la restauration.

La majorité des fichiers de configuration système qui seront modifiés par Ignite-UX sont affichés dans le script /opt/ignite/data/scripts/os_arch_post_l. Le script os_arch_post_l vérifie le type de restauration système en contrôlant la variable $RECOVERY_MODE. Si cette variable est TRUE, le script os_arch_post_l entraîne la protection de certains fichiers de configuration contre les modifications à l’aide de la fonction « save_file ». Le script os_arch_post_l applique la fonction « merge_file » aux fichiers pour lesquels Ignite-UX sait fusionner les informations.

Les fichiers traités avec « merge_file », ainsi que ceux dont la ligne « save_file » est mise en commentaire, sont ceux qui sont susceptibles d’être modifiés par Ignite-UX. Les commentaires du fichier décrivent les exceptions éventuelles.

Étant donné que la liste des fichiers modifiés par Ignite-UX peut varier d’une version à l’autre, il est préférable de consulter le fichier os_arch_post_l de votre système pour visualiser les fichiers enregistrés tels quels et ceux qui seront fusionnés avec les informations des fichiers de configuration Ignite-UX.

Création et utilisation de bandes de restauration

La commande make_tape_recovery d’Ignite-UX crée une bande de restauration système pouvant être utilisée pour amorcer et restaurer un système devenu inamorçable du fait de la corruption du disque racine ou du groupe de volumes. Il est possible d’amorcer et d’installer un système à partir de la bande sans intervention de l’utilisateur pour la configuration, la personnalisation, la sélection des logiciels, le nom d’hôte et les informations de réseau.

Il est possible de créer une bande de restauration amorçable à partir du serveur Ignite-UX, à condition que le client soit équipé d’un lecteur de bande local.

Il est préférable d’utiliser l’interface utilisateur graphique Ignite-UX sur le serveur Ignite-UX pour exécuter une session interactive de make_tape_recovery. Son exécution via l’interface utilisateur graphique Ignite-UX génère toute configuration serveur supplémentaire pour les montages en mode NFS. En outre, le système affiche plus d’informations de suivi de progression et cette interface est plus simple à utiliser.

IMPORTANT : Le format du support et des données (densité et compression) de la bande d’installation ainsi créée doit être compatible avec les clients sur lesquels elle sera lue. Par exemple, si vos systèmes sont équipés de lecteurs de bande DDS4 et DDS5 et si vous souhaitez pouvoir lire les bandes de restauration indifféremment sur les deux types, utilisez uniquement des supports DDS4 car les supports DDS5 ne sont pas compatibles avec les lecteurs DDS4.

Le contenu de l’image de restauration système comprend systématiquement tous les fichiers et répertoires considérés comme essentiels au bon fonctionnement du système. Cette liste des éléments essentiels est prédéfinie par make_tape_recovery et figure dans le fichier suivant :

/opt/ignite/recovery/mnr_essentials

Outre la liste des éléments essentiels, vous pouvez ajouter des données dans l’image de restauration par groupes de disque/volumes, par fichiers, ou par répertoires. Vous pouvez également inclure les fichiers et les répertoires non essentiels.

La bande créée à l’aide de make_tape_recovery est totalement autonome et ne nécessite pas de serveur Ignite-UX pour installer l’image de restauration. L’image de restauration générée à l’aide de make_tape_recovery contient un volume LIF préparé spécialement. Le fichier de configuration du volume LIF constitue le fichier de configuration de l’archive de restauration. Le fichier /var/opt/ignite/INDEX du volume LIF spécifie la configuration de restauration par défaut du système. La bande de restauration contient des informations de configuration supplémentaires permettant d’éviter les interactions utilisateur.

Les fichiers supplémentaires requis pour l’amorçage et l’installation sont copiés des fichiers /opt/ignite/boot/Rel_version et /opt/ignite/data dans le volume LIF de la bande afin de fournir toutes les informations nécessaires à la restauration du système.

REMARQUE : Durant la restauration, lorsque le système de fichiers est configuré et l’arborescence des E/S initialisée, le mappage des fichiers de périphériques de bande peut être différent de celui de la création de la bande de restauration d’origine. Par conséquent, il est possible de créer une bande de restauration avec un fichier de périphérique de bande, par exemple /dev/rmt/0m, et de la restaurer à partir d’un autre fichier de périphérique, par exemple /dev/rmt/2m, même si le périphérique physique est le même.

Vous pouvez également répliquer un système et créer une image de restauration utilisable pour installer les clients. La section « Remarques sur le clonage de systèmes » décrit l’utilisation de ce procédé. Pour plus de détails sur le clonage des systèmes, consultez le livre blanc Successful System Cloning using Ignite-UX, figurant dans la page « Information Library » du site Web Ignite-UX à l’adresse suivante :

http://www.docs.hp.com/en/IUX/infolib.html

IMPORTANT : Si vous utilisez make_tape_recovery pour la restauration, vos bandes doivent être clairement étiquetées avec la version d’Ignite-UX utilisée pour les créer, afin d’éviter les mélanges de versions d’Ignite-UX lors d’une restauration sur support en deux étapes. Pour plus de détails, voir « Restauration sur bande sans support d’amorçage de bande — Restauration sur support en deux étapes ».

Exemple de création de bande de restauration

Les exemples suivants sont destinés à vous assister dans l’utilisation de l’outil make_tape_recovery.

Restauration d’un système d’exploitation minimal

Pour créer une bande de restauration d’un système d’exploitation minimal sur /dev/rmt/0mn ne contenant que les éléments du système d’exploitation requis pour amorcer le système, procédez comme suit :

  1. Chargez une bande accessible en écriture dans le lecteur de bande par défaut de votre système.

  2. En tant que superutilisateur, entrez make_tape_recovery.

    La bande sera créée sans autre intervention.

La restauration système à partir de cette bande implique un amorçage à partir de la bande afin de restaurer le système d’exploitation principal minimal. Vous pouvez ensuite restaurer les données de tous les fichiers utilisateur plus récents que ceux restaurés à partir de la bande.

REMARQUE : Si vous créez une bande de restauration pour un système Itanium®, vous pouvez utiliser l’option -D de make_tape_recovery afin de spécifier le nom du volume de bande ANSI.
Création d’une bande de restauration système de la totalité du volume de disque racine

Pour créer une bande de restauration système sur le périphérique par défaut /dev/rmt/0m contenant la totalité du disque racine dans l’image de restauration, procédez comme suit :

  1. Chargez une bande accessible en écriture dans le lecteur de bande par défaut de votre système.

  2. Entrez la commande :

    make_tape_recovery -x inc_entire=vg00

    La bande sera créée sans autre intervention.

Création d’une bande de restauration système du volume de disque racine avec le répertoire /usr sur un groupe de volumes différent

Vous pouvez facilement créer une bande de restauration système de la totalité du disque racine même si le système de fichiers /usr réside sur un autre groupe de volumes, à l’aide de l’option -A de la commande make_tape_recovery. Cette option permet à make_tape_recovery de définir sur quels disques et groupes de volumes figurent les fichiers spécifiés, puis d’inclure tous les fichiers de ces disques et groupes de volumes dans l’image de restauration.

  1. Chargez une bande accessible en écriture dans le lecteur de bande par défaut de votre système.

  2. Créez une image de restauration système avec tous les disques et groupes de volumes contenant les fichiers spécifiés dans la liste des éléments essentiels par défaut /opt/ignite/recovery/mnr_essentials ou une version définie par l’utilisateur remplaçant ce fichier, /var/opt/ignite/recovery/mnr_essentials, en exécutant la commande suivante :

    make_tape_recovery -A -s mon_serveur -a /dev/rmt/0m

    Une bande est créée sur le périphérique par défaut, /dev/rmt/0m, sans autre interaction. Vous pouvez amorcer cette bande sur votre nouveau système.

ASTUCE : L’option -p peut s’avérer particulièrement utile car elle permet d’afficher un aperçu du traitement qui sera effectué sans réellement créer la bande.

Restauration sur bande des systèmes PA-RISC

Pour installer une image de restauration système à partir d’une bande sur un système PA-RISC, procédez comme suit :

  1. Chargez la bande de restauration système dans le lecteur de bande.

  2. Amorcez le système.

  3. Appuyez sur Échap pour interrompre la séquence d’amorçage.

  4. Sélectionnez le lecteur de bande que vous souhaitez utiliser puis amorcez à partir de celui-ci.

  5. Attendez la fin de l’installation.

Pour plus d’informations sur la création de bandes de restauration, consultez la page de manuel make_tape_recovery(1M).

Restauration sur bande des systèmes Itanium

Pour effectuer un amorçage sur bande sur un système Itanium, vous devez d’abord créer une option d’amorçage sur bande dans le menu EFI Boot Manager (gestionnaire d’amorçage EFI). Vérifiez que votre système Itanium prend en charge le micrologiciel d’amorçage sur bande. S’il existe un micrologiciel permettant l’amorçage sur bande pour votre système, vous devrez peut-être effectuer une mise à jour du micrologiciel pour accéder à cette fonctionnalité. Un ensemble de tableaux répertoriant les révisions minimales de micrologiciels et les HBA SCSI permettant l’amorçage sur bande figure dans le livre blanc Ignite-UX Installation Booting disponible à l’adresse suivante :

http://www.docs.hp.com/en/IUX/infolib.html

La première version d’Ignite-UX prenant en charge l’amorçage sur bande pour les systèmes Itanium est la version C.6.8. Les bandes de restauration créées à l’aide d’une version antérieure ne sont utilisables qu’avec la restauration en deux étapes. Pour de plus amples informations sur la restauration en deux étapes, reportez-vous à la section « Restauration sur bande sans support d’amorçage de bande — Restauration sur support en deux étapes ».

Les écrans illustrés dans cet exemple correspondent à un système HP Integrity rx1620. Sur d’autres systèmes, la méthode et l’aspect des écrans peuvent varier. Pour plus de détails sur la configuration des périphériques d’amorçage pour votre système, reportez-vous à la documentation du matériel du système.

IMPORTANT : La configuration d’une option de menu EFI pour l’amorçage sur bande implique un arrêt du système car elle doit être effectuée à l’aide du gestionnaire d’amorçage EFI. Si vous envisagez d’utiliser la restauration sur bande sur votre système Itanium, pensez à ajouter l’option de restauration sur bande dans votre fenêtre de maintenance programmée.
ASTUCE : Le meilleur moment pour tester la restauration sur bande sur votre combinaison de système, de lecteur de bande et de HBA se situe après la configuration d’une option du menu EFI Boot Manager pour la restauration sur bande. Il n’est pas nécessaire de restaurer le système. Si vous créez une bande de restauration en utilisant l’option -I, la restauration sera interactive. Lorsque vous affichez les écrans interactifs, réinitialisez le système au lieu d’effectuer une restauration.
Définition du chemin EFI du lecteur de bande

Lorsque vous ajoutez une option d’amorçage sur bande au micrologiciel, vous devez identifier le lecteur de bande qui sera utilisé pour l’amorçage. Les menus EFI affichent un choix de chemins d’accès aux périphériques. Avant de commencer la configuration de l’amorçage sur bande au niveau EFI, vous devez définir le chemin d’accès de votre lecteur de bande afin de pouvoir le choisir lors de l’amorçage.

La commande ioscan -e n’affiche pas les chemins d’accès EFI pour les lecteurs de bande. Vous devez utiliser d’autres méthodes afin de définir le chemin approprié.

Dans notre exemple, le chemin d’accès EFI est Acpi(HWP0002,100)/Pci(1|1)/Scsi(Pun4,Lun0)

Une méthode d’identification du chemin du lecteur de bande consiste à utiliser la commande EFI reconnect -r pour obtenir les numéros d’unité SCSI physique et logique (Pun et Lun). Les numéros Pun et Lun peuvent être mappés sur la dernière partie du chemin du périphérique EFI. Vous trouverez ci-après l’affichage de reconnect -r dans notre exemple.

Figure 13-2 Affichage de reconnect -r

Affichage de reconnect -r

Dans cet exemple, il est facile de retrouver les numéros Pun et Lun du lecteur de bande Ultrium car la liste contient peu de périphériques.

Si votre système est partitionnable, EFI ne répertorie pas automatiquement tous les périphériques connectés. (Cette méthode accélère l’amorçage.) C’est pourquoi, le lecteur de bande que vous souhaitez utiliser peut ne pas être affiché. Dans ce cas, utilisez la commande search pour afficher les périphériques du HBA auquel le lecteur de bande est connecté. Pour plus de détails sur la commande search, reportez-vous au Manuel d’utilisation de votre système.

Une troisième méthode pour trouver le chemin du périphérique EFI consiste à utiliser le chemin physique du lecteur de bande pour le mapper. La commande ioscan -fkeCtape affichera le chemin physique du lecteur de bande.

Dans notre exemple, le chemin physique est 0/1/1/1.4.0

Utilisez le schéma suivant pour mapper le chemin physique sur le chemin du périphérique EFI :

Figure 13-3 Mappage entre le chemin physique et le chemin du périphérique EFI

Mappage entre le chemin physique et le chemin du périphérique EFI
Configuration de l’option d’amorçage sur bande

Réamorcez le système et arrêtez le processus au niveau du menu EFI avant la limite de délai, comme indiqué sur la figure suivante. Notez que la dernière ligne vous avertit que le réamorçage commencera dans les secondes suivantes.

Figure 13-4 Menu EFI avec temporisateur

Menu EFI avec temporisateur

Sélectionnez Boot Configuration (Configuration d’amorçage) dans le menu Boot (Amorçage).

Figure 13-5 Boot Configuration

Boot Configuration

Sélectionnez Add Boot Entry (Ajouter entrée d’amorçage) dans le menu Boot Configuration.

Figure 13-6 Add Boot Entry

Add Boot Entry

Le gestionnaire d’amorçage EFI affiche alors un menu des périphériques disponibles. Sélectionnez le lecteur de bande que vous souhaitez utiliser pour l’amorçage. Pour plus d’informations sur la sélection du bon périphérique, voir Définition du chemin EFI du lecteur de bande.

Figure 13-7 Liste des périphériques d’amorçage sélectionnables

Liste des périphériques d’amorçage sélectionnables

Entrez une description dans la boîte de dialogue suivante. Il s’agit du texte qui s’affichera dans la liste du menu Boot. Dans cet exemple, le nom de la nouvelle option d’amorçage est « Bande Ultrium ».

Figure 13-8 Saisissez une description de l’option d’amorçage.

Saisissez une description de l’option d’amorçage.

Le système vous demande d’indiquer les options de chargement. À ce stade, appuyez sur Entrée sans effectuer de saisie.

Figure 13-9 Saisie des options de chargement

Saisie des options de chargement

La dernière étape consiste à enregistrer vos modifications en NVRAM. En cas d’erreur, appuyez sur n, ou appuyez sur y pour enregistrer les modifications en NVRAM.

Figure 13-10 Enregistrement des modifications en NVRAM

Enregistrement des modifications en NVRAM

Vous revenez au menu principal du gestionnaire d’amorçage EFI. Si vous avez répondu y à la question Save changes to NVRAM, votre nouvelle option d’amorçage s’affiche avec le descriptif saisi à la Figure 13-8.

Figure 13-11 Menu du gestionnaire d’amorçage avec la nouvelle option

Menu du gestionnaire d’amorçage avec la nouvelle option

À ce stade, vous avez correctement configuré une option d’amorçage sur bande, qui peut être sélectionnée dans le menu EFI Boot. Pour plus d’informations sur la création de bandes de restauration, consultez la page de manuel make_tape_recovery(1M).

REMARQUE : Lors de l’exécution d’un amorçage Itanium à l’aide des noyaux d’installation et des systèmes de fichiers, les erreurs suivantes s’affichent :

execve("/sbin/sh") failed, errno 0xffffffff

execve("/bin/sh") failed, errno 0xffffffff

Ces erreurs ne correspondent pas à un problème Ignite-UX et vous pouvez les ignorer en toute sécurité. Ces échecs sont dus au fait que les répertoires /sbin/sh et /bin/sh ne sont pas présents sur le système lors du démarrage du noyau ; Ignite-UX ne les demande pas à ce stade. S’il ne s’agit pas d’un amorçage d’installation, le noyau tentera d’exécuter le script /sbin/pre_init_rc a.

Création et utilisation d’images de restauration réseau

Ignite-UX vous permet de créer des images de restauration via le réseau et de les stocker sur le serveur Ignite-UX ou tout autre système spécifié. Les systèmes peuvent être restaurés sur les sous-réseaux après l’amorçage. Pour plus d’informations sur les options d’amorçage, voir « Choix des options d’amorçage et d’installation lors de l’utilisation de la console client » et les sections du Chapitre 8 « Installation à l’aide de bootsys » et «  Installation via l’interface utilisateur graphique Ignite-UX ».

L’outil make_net_recovery crée une image de restauration système et la stocke sur un système accessible via le réseau. L’image de restauration créée à l’aide de make_net_recovery est spécifique au système pour lequel elle a été créée et son identité comprend le nom d’hôte, l’adresse IP, les informations relatives au réseau, etc. En cas de défaillance du disque racine, cette image de restauration peut être installée via Ignite-UX pour restaurer le système.

Le contenu de l’image de restauration système comprend systématiquement des fichiers et répertoires prédéfinis considérés comme essentiels au bon fonctionnement du système. Si vous exécutez make_net_recovery en mode interactif (avec l’option -i), vous pouvez visualiser les répertoires et les fichiers composant la liste des éléments essentiels. Outre la liste des éléments essentiels, vous pouvez ajouter des données dans l’image de restauration par groupes de disque/volumes, par fichiers, ou par répertoires. Vous pouvez également inclure les fichiers et les répertoires non essentiels. Pour plus de détails, voir « Contenu de l’image de restauration ».

Dépendance du serveur de restauration à partir du réseau

Les images de restauration créées à l’aide de make_net_recovery sont conçues pour fonctionner avec un serveur Ignite-UX ; vous ne pouvez pas supprimer votre serveur Ignite-UX et continuer à utiliser votre image de restauration.

Fonctions de réseau

Deux points de montage NFS sont établis sur le client par make_net_recovery. Le répertoire /var/opt/ignite/clients du serveur Ignite-UX est monté sur le système client afin de stocker les fichiers de configuration décrivant la configuration de ce client et l’emplacement de l’image de restauration. Le second point de montage se situe sur le serveur_archive:répertoire_archive (voir l’option -a) et est utilisé pour stocker l’image de restauration du système client. L’emplacement de stockage par défaut sur le serveur Ignite-UX est /var/opt/ignite/recovery/archives. À la fin de la création (réussie ou non) de l’image de restauration système, les points de montage NFS sont démontés.

Le montage NFS du répertoire d’image de restauration peut être exporté par client. Un répertoire d’image de restauration séparé est utilisé pour chaque client. Cela vous permet d’exporter en mode NFS chacun des répertoires uniquement à destination du client propriétaire de l’image de restauration et donc, d’améliorer la sécurité.

REMARQUE : Si les clients disposent d’adresses IP temporaires attribuées par DHCP et différentes de l’adresse IP qu’ils utilisent normalement, vous devez donner accès à toutes les adresses IP possibles pour leur permettre d’accéder à l’image de restauration. Dans le cas contraire, le client ne pourra pas monter le répertoire d’image de restauration à partir du serveur NFS et la restauration échouera.

Versions d’Ignite-UX sur le client et sur le serveur

Si la version d’Ignite-UX installée sur le système client est inférieure à celle du serveur, l’interface utilisateur graphique Ignite-UX utilise swinstall pour installer un petit sous-ensemble du logiciel Ignite-UX sur le client afin de prendre en charge la création des images de restauration. (Le logiciel Ignite-UX installé sur le client dans ce cas ne constitue pas une installation complète du serveur Ignite-UX et n’offre pas les capacités du serveur au client.) Si la version d’Ignite-UX installée sur le serveur est inférieure à celle du client, un message s’affiche et le processus s’arrête.

Fichiers de consignation

Sur un serveur Ignite-UX, l’avancement et les erreurs éventuelles sont consignés dans le fichier suivant :

/var/opt/ignite/clients/client/recovery/date_heure/recovery.log

Sur un système local, l’avancement et les erreurs éventuelles sont consignés dans le fichier suivant :

/var/opt/ignite/recovery/date_heure/recovery.log

Ajout de clients pour la restauration

Vous pouvez ajouter un nouveau client sur votre serveur Ignite-UX en vue de créer des images de restauration si ce client utilise déjà HP-UX. Contrairement à l’installation, l’ajout d’un client pour la restauration ne nécessite pas le réamorçage du client. Cette option est utile si vous avez installé le système d’exploitation, si vous l’avez personnalisé et si vous souhaitez pouvoir le restaurer en cas de problème ou en cas de reprise sur incident majeur.

Pour ajouter un client sur votre serveur Ignite-UX, puis créer une image de restauration système, procédez comme suit :

ASTUCE : Vous pouvez exécuter l’interface utilisateur graphique Ignite-UX sur un système différent, comme si vous étiez sur le serveur Ignite-UX, à l’aide des commandes suivantes :
  • Sur votre système hôte, donnez au serveur Ignite-UX l’accès à votre affichage en ajoutant le nom d’hôte du serveur Ignite-UX à votre liste xhost :

    xhost + nom_d’hôte_serveur_Ignite-UX

  • Configurez la variable DISPLAY sur votre système hôte local, le cas échéant. Par exemple :

    export DISPLAY=votre_système_hôte:0

    votre_système_hôte est le nom_d’hôte de votre système.

  1. Sur le serveur Ignite-UX, exécutez la commande suivante en tant que superutilisateur :

    /opt/ignite/bin/ignite

  2. Sélectionnez Add New Client for Recovery (Ajouter nouveau client pour restauration) dans le menu Actions.

    Figure 13-12 Boîte de dialogue d’ajout de nouveaux clients pour la restauration

    Boîte de dialogue d’ajout de nouveaux clients pour la restauration
  3. Dans le champ Hostname (Nom d’hôte), saisissez le nom du client pour lequel vous souhaitez créer une image de restauration.

  4. Sélectionnez le mode de communication avec le client, ssh ou remsh, puis cliquez sur OK. Utilisez l’option par défaut, ssh pour les communications sécurisées cryptées, ou l’option remsh non sécurisée.

  5. Si vous sélectionnez ssh, le système vous demande si vous désirez utiliser cette méthode de communication pour toutes les restaurations ultérieures et pour les sessions d’installation exécutées sur le serveur Ignite-UX. Cliquez sur Yes pour sélectionner ssh comme communication client par défaut, ou sur No si vous désirez utiliser ssh uniquement pour cette session de restauration.

    Le serveur Ignite-UX tente de communiquer avec le client afin de lancer de processus d’initialisation de la restauration et de créer un répertoire contenant les informations relatives au client. Si l’accès au client est refusé, comme le montre la Figure 13-13, le système vous demande si vous désirez utiliser le mot de passe root.

    Figure 13-13 Boîte de dialogue de confirmation

    Boîte de dialogue de confirmation

    Si vous cliquez sur Yes, une fenêtre de terminal s’affiche pour vous permettre de saisir le mot de passe root ; si vous cliquez sur No, l’ajout du client est annulé et vous revenez à l’interface utilisateur graphique Ignite-UX.

    Une fois la communication avec le client établie et le répertoire du client créé, une icône client s’affiche dans l’interface utilisateur graphique Ignite-UX.

  6. Vérifiez que l’icône du client pour lequel vous souhaitez créer une image de restauration est sélectionnée, puis sélectionnez Create Network Recovery Archive (Créer archive de restauration réseau) dans le menu Actions. Le système peut vous demander le mot de passe root (superutilisateur) du client.

Les outils de restauration réseau requis sur le client sont installés automatiquement.

Après l’affichage de quelques boîtes de dialogue informatives, une boîte de dialogue Include/Exclude Selection s’affiche. Pour visualiser les fichiers essentiels, cliquez sur Show. Vous ne pouvez pas exclure les fichiers essentiels, mais vous pouvez personnaliser l’image en indiquant des volumes, des répertoires, ou des fichiers supplémentaires. Si un élément est affiché à la fois comme Include (Inclure) et Exclude (Exclure), la catégorie Exclude est prioritaire.

Exemples de création d’images de restauration réseau

Création d’une image de restauration sur le client

Cette commande crée une image de restauration système à partir du client, à l’aide des paramètres utilisés lors de la dernière utilisation d’Ignite-UX et du fichier d’options sur serveur Ignite-UX (mon_serveur) à l’emplacement par défaut, /var/opt/ignite/clients/client/recovery/ :

make_net_recovery -s mon_serveur

Création d’une bande de restauration sur un client contenant le groupe de volumes vg00

Pour créer une image de restauration à partir du client qui contient les fichiers de tous les systèmes de fichiers du groupe de volumes vg00, exécutez la commande suivante :

make_net_recovery -s myserver -x inc_entire=vg00

Prévisualisation de la restauration système

Pour afficher un aperçu du traitement qui sera effectué sans réellement créer l’image de restauration, exécutez la commande suivante :

make_net_recovery -s myserver -p

Restauration via le réseau sur les clients PA-RISC

Pour restaurer un disque ou un groupe de volumes défaillant à l’aide de l’image de restauration :

  1. Amorcez le système défaillant en appliquant l’une des méthodes suivantes (voir « Amorçage de clients PA-RISC à partir de la console ») :

    • Utilisez Ignite-UX après reboot avec boot lan install.

    • Amorcez à partir d’un serveur Ignite-UX à l’aide de la commande bootsys si le système d’exploitation du client est en cours de fonctionnement.

    • Amorcez le client défaillant en local à l’aide d’une bande d’amorçage préalablement créée à l’aide de la commande make_boot_tape.

  2. N’interagissez pas avec ISL.

    Si votre serveur Ignite-UX supporte l’installation de plusieurs versions de HP-UX, un menu de système d’exploitation cible s’affiche :

    ISL booting hpux KernelPrompt "Choose Operating System to Install:"
    
    1. target OS is B.11.11
    2. target OS is B.11.23 PA
    3. target OS is B.11.31 PA
    4. Exit
    
    Choose an operating system to install that your hardware supports :
  3. Sur le client, dans le menu principal, sélectionnez Install HP-UX.

    1. Répondez aux questions de la boîte de dialogue Network Configuration.

    2. Répondez aux questions de la boîte de dialogue UI Display Options (sur le serveur Ignite-UX ou sur un client).

    3. Si vous utilisez le serveur Ignite-UX, sélectionnez le système client à restaurer.

  4. Sélectionnez Install/New Install.

  5. Sélectionnez la configuration de restauration désirée et laissez la restauration se poursuivre.

Restauration via le réseau sur les clients Itanium

Pour restaurer un disque ou un groupe de volumes défaillant à l’aide de l’image de restauration système :

  1. Dans le menu EFI Boot Manager, une invite vous demande de sélectionner une option d’amorçage. Sélectionnez Boot Configuration.

    EFI Boot Manager ver 1.10 [14.62] 
    
    Please select a boot option
    
        HP-UX Primary Boot: 0/1/1/1.2.0 
        EFI Shell [Built-in]
        ---------------------------------
        Boot Configuration 
        System Configuration
    
     Use ^ and v to change option(s). Use Enter to select an option
  2. Le menu principal s’affiche et vous demande de sélectionner une opération. Sélectionnez Add a Boot Option.

    EFI Boot Maintenance Manager ver 1.10 [14.62]
    
    Main Menu. Select an Operation
    
            Boot from a File 
            Add a Boot Option 
            Delete Boot Option(s) 
            Change Boot Order  
    
            Manage BootNext setting 
            Set Auto Boot TimeOut 
    
            Select Active Console Output Devices
            Select Active Console Input Devices
            Select Active Standard Error Devices
    
            Cold Reset 
            Exit
  3. Sélectionnez l’interface réseau désirée afin que cette option d’amorçage réseau charge le fichier correspondant à partir du menu suivant. Par exemple, recherchez les entrées comportant une adresse MAC , comme indiqué dans l’exemple suivant.

    EFI Boot Maintenance Manager ver 1.10 [14.61]
    
    Add a Boot Option.  Select a Volume
    
        IA64_EFI [Acpi(HWP0002,100)/Pci(1|0)/Scsi(Pun0,Lun0)/HD(Part1,Si
        IA64_EFI [Acpi(HWP0002,100)/Pci(1|0)/Scsi(Pun0,Lun0)/HD(Part3,Si
        IA64_EFI [Acpi(HWP0002,100)/Pci(1|1)/Scsi(Pun2,Lun0)/HD(Part1,Si
        Removable Media Boot [Acpi(HWP0002,0)/Pci(2|0)/Ata(Primary,Master)
        Load File [EFI Shell [Built-in]]
        Load File [Acpi(HWP0002,0)/Pci(3|0)/Mac(123456789000)]
        Load File [Acpi(HWP0002,100)/Pci(2|0)/Mac(987654321000)] 
        Exit     
  4. Saisissez un nom d’option d’amorçage à l’invite du système. Dans cet exemple, le nom de la nouvelle option d’amorçage est lan0.

  5. Appuyez sur Échap pour quitter le menu principal. La nouvelle option d’amorçage s’affiche alors dans le menu principal EFI Boot Manager.

    EFI Boot Manager ver 1.10 [14.62] 
    
    Please select a boot option
    
        HP-UX Primary Boot: 0/1/1/1.2.0 
        EFI Shell [Built-in]
        Boot from lan0  
        ---------------------------------
        Boot Configuration 
        System Configuration
    
     Use ^ and v to change option(s). Use Enter to select an option
  6. Sélectionnez la nouvelle option d’amorçage que vous venez de créer. L’exemple suivant illustre un amorçage réussi à l’aide de la nouvelle option d’amorçage.

    Starting: Boot from lan0
    
    @(#) HP-UX IA64 Network Bootstrap Program Revision 1.0
    Downloading HPUX bootloader
    Starting HPUX bootloader
    Downloading file fpswa.efi  (328192 bytes)
    
    (C) Copyright 2004 Hewlett-Packard Development Company,
        L.P.All rights reserved
    
    HP-UX Boot Loader for IPF  --  Revision 2.018
    
    Booting from Lan
    Downloading file AUTO   (26 bytes)
    Press Any Key to interrupt Autoboot
    AUTO ==> boot Rel_B.11.23/IINSTALL
    Seconds left till autoboot -   0
    AUTOBOOTING...
    AUTO BOOT> boot Rel_B.11.23/IINSTALL
    Downloading file Rel_B.11.23/IINSTALL
  7. Sur le client, dans le menu principal, sélectionnez Install HP-UX.

    1. Répondez aux questions de la boîte de dialogue Network Configuration.

    2. Répondez aux questions de la boîte de dialogue UI Display Options (sur le serveur Ignite-UX ou sur un client).

    3. Si vous utilisez le serveur Ignite-UX, sélectionnez le client à restaurer.

  8. Sélectionnez Install/New Install.

  9. Sélectionnez la configuration de restauration désirée et laissez la restauration se poursuivre.

Conservation d’images de restauration

Vous pouvez empêcher la suppression d’images de restauration spécifiques sur votre système. La commande make_net_recovery offre l’option -n permettant de spécifier le nombre d’images de restauration à conserver. Afin de libérer de l’espace disque, les images de restauration les plus anciennes sont supprimées lorsque de nouvelles images sont créées.

Une bonne solution pour assurer la conservation d’images de restauration spécifiques consiste à indiquer un nombre élevé d’images à enregistrer. Vous devez disposer de l’espace disque nécessaire.

Une autre méthode (meilleure) permettant de conserver une image de restauration consiste à la renommer et à éditer le fichier de configuration pour y inclure le nouveau nom.

Procédez comme suit :

  1. Connectez-vous au système où l’image de restauration doit être stockée. (Il peut s’agir d’un autre système que le serveur Ignite-UX.)

  2. Renommez l’image de restauration. (Le chemin votre image de restauration peut être différent de celui figurant dans l’exemple.) Vous pouvez attribuer à l’image de restauration à enregistrer un nom unique quelconque, mais il doit être différent de la convention de nom aaaa-mm-jj,hr:min :

    cd /var/opt/ignite/recovery/archives/client

    mv ancien_nom_archive nom_archive_enregistrée

    Par exemple :

    mv 2001-05-11,15:14 Recovery_Archive.0511.save

  3. Si votre serveur d’images de restauration est différent du serveur Ignite-UX, connectez-vous au serveur Ignite-UX.

  4. Éditez le fichier suivant pour référencer le nouveau nom d’image de restauration :

    /var/opt/ignite/clients/client/recovery/archive_cfg

    Modifiez la variable archive_path de la clause (source_type == "NET") pour appliquer le nom de l’image de restauration enregistrée.

    Par exemple :

    (source_type == "NET") {
      archive_path = "Recovery_Archive.0511.save"
    } else {
      archive_path = "1"
    }
  5. Éventuellement, éditez l’entrée d’identificateur cfg dans le fichier suivant :

    /var/opt/ignite/clients/client/CINDEX

    pour modifier le nom et la description de la configuration afin de le rendre unique et descriptif lors de l’affichage dans l’interface utilisateur graphique d’Ignite-UX. Par exemple :

    Modifiez :

    cfg "13/05/20010.06:51 Recovery Archive" {
    description "Weekly System Recovery Archive"
    ...
    }

    En :

    cfg "Saved Recovery Archive" {
    description "Weekly System Recovery Archive"
    ...
    }

Ajout de fichiers de configuration de restauration

Pour ajouter des fichiers de configuration à toutes les configurations d’un client donné, créez un nouveau fichier de configuration Ignite-UX appelé :

/var/opt/ignite/clients/client/recovery/config.local

Pour les bandes locales, le fichier se trouve dans le répertoire :

/var/opt/ignite/recovery/config.local

Ce fichier config.local sera automatiquement inclus dans la configuration de restauration de ce client à chaque exécution de la commande make_net_recovery. (La commande make_net_recovery est exécutée automatiquement si vous utilisez Ignite-UX pour la restauration via le réseau.)

Si vous disposez déjà de configurations de restauration pour ce client et si vous souhaitez qu’elles intègrent le fichier config.local, éditez le fichier /var/opt/ignite/clients/client/CINDEX pour inclure un renvoi au fichier recovery/config.local dans toutes les clauses de configuration.

Sélection de systèmes de fichiers lors de la restauration

Vous pouvez modifier le mode de configuration de vos disques lorsque vous exécutez une restauration à partir d’une image de restauration créée par la commande make_net_recovery. Si vous désirez utiliser une configuration de système de fichiers HP standard, vous pouvez spécifier la configuration des disques à l’aide d’Ignite-UX. Pour plus de détails, voir la section « Onglet Basic ».

Si vous ne souhaitez pas utiliser une configuration de système de fichiers HP standard, vous pouvez modifier le fichier /var/opt/ignite/clients/client/CINDEX du client que vous restaurez. Le fichier CINDEX contient une ou plusieurs clause de configuration renvoyant aux images de restauration que vous avez créées au préalable à l’aide de la commande make_net_recovery. Ajoutez une nouvelle entrée de fichier de configuration à la clause que vous désirez utiliser pour la restauration. Si vous désirez ajouter les options de système de fichiers HP standard, ajoutez le fichier suivant :

/opt/ignite/data/Rel_version/config,

version correspond à la version du système d’exploitation sur le client que vous souhaitez restaurer. Par exemple :

/opt/ignite/data/Rel_B.11.11/config

sera ajouté pour un client utilisant le système d’exploitation HP-UX 11.11. Cette nouvelle entrée de fichier de configuration doit être la première entrée de la clause que vous modifiez.

Si vous utilisez l’interface utilisateur graphique Ignite-UX lors de la restauration, sélectionnez le type de File System désiré dans l’onglet Basic.

Restauration sur bande sans support d’amorçage de bande — Restauration sur support en deux étapes

Vous pouvez utiliser l’outil de restauration sur bande Ignite-UX pour restaurer votre système même si celui-ci ne comporte pas de support d’amorçage de bande.

Certaines configurations, installées sur la plupart des serveurs HP Integrity, permettent l’amorçage direct d’une bande de restauration. Pour plus d’informations sur les configurations et les révisions minimales de micrologiciels prenant en charge l’amorçage sur bande en natif sur les serveurs HP Integrity, reportez-vous au livre blanc Ignite-UX Installation Booting, disponible à l’adresse suivante : http://docs.hp.com/en/IUX/infolib.html.

IMPORTANT : HP recommande d’effectuer l’amorçage à partir du support d’environnement d’exploitation (OE) correspondant à la version d’Ignite-UX utilisée pour créer la bande de restauration. HP prend en charge uniquement les combinaisons de supports d’OE et de bandes de restauration correspondantes.

L’utilisation de versions qui ne correspondent pas risque de produire des résultats inattendus, notamment : fichiers manquants, messages d’erreur, blocages du système et réactions de panique.

Si vous avez égaré l’OE correspondant, ou si vous utilisez une version d’Ignite-UX sans OE correspondant, vous pouvez créer votre propre CD/DVD amorçable minimal pour la prise en charge de la restauration en deux étapes à partir des supports. Reportez-vous à la section « Création de CD/DVD d’amorçage ou d’un DVD d’installation », ou consultez la section How do I create the CD equivalent of a tape created by make_boot_tape? du document Ignite-UX Custom Configuration Files figurant à l’adresse suivante : http://docs.hp.com/en/IUX/infolib.html.

  1. Insérez le support d’OE HP-UX ou le support amorçable personnalisé dans le lecteur correspondant et amorcez à partir de ce support. Les deux supports doivent correspondre à la version de HP-UX utilisée lors de la création de la bande de restauration.

    L’écran d’interface suivant s’affiche :

                     User Interface and Media Options
    
       This screen lets you pick from options that will determine if an
       Ignite-UX server is used, and your user interface preference.
    
    Source Location Options:
       [ * ]  Media only installation
       [   ]  Media with Network enabled (allows use of SD depots)
       [   ]  Ignite-UX server based installation
       
     User Interface Options:
       [ * ]  Guided Installation   (recommended for basic installs)
       [   ]  Advanced Installation (recommended for disk and file
              system management)
       [   ]  No user interface - setup basic networking, use defaults
              and go
       [   ]  Remote graphical interface running on the Ignite-UX server
    
       Hint: If you need to make LVM size changes, or want to set the
             final networking parameters during the install, you will
             need to use the Advanced mode (or remote graphical
             interface).
    
       [   OK   ]              [ Cancel ]                 [  Help  ]
  2. Cliquez sur OK pour passer à l’écran suivant :

                   Media Installation
    
    This screen provides an option to switch the install source
    from the default CD/DVD to a recovery tape.  This is helpful
    for those systems and for tape devices which do not support
    booting from a tape.
    
      [   ] CD/DVD Installation
      [ * ] Boot from CD/DVD, Recover from Tape
    
      [ OK ]     [ cancel ]   [ Help ]
  3. Sélectionnez Boot from CD/DVD, Recover from Tape et cliquez sur OK pour passer à l’écran de sélection du lecteur de bande :

                   Tape Drive Selection
    
       There are one or more tape drives detected on the system.
       Insert your recovery tape into one of the drives and then
       select that drive from the list below.
        
       Use the <tab> and/or arrow keys to move to the desired TAPE device,
       then press <Return/Enter> to select.
    
           HW Path              Device File            Description
           ----------------------------------------------------------
          [ 0/4/1/0.0x6.0x0    /dev/rmt/c6t6dOBEST      HP_SDLT600 ]
  4. Sélectionnez le lecteur de bande contenant la bande d’image de restauration et appuyez sur Entrée pour lancer l’installation de l’image de restauration à partir du lecteur de bande sélectionné.

Remarques sur le clonage de systèmes

Ignite-UX offre principalement deux options de réplication (clonage) de systèmes. La méthode de l’image parfaite plus souple et plus complexe utilise la commande make_sys_image pour créer une archive du système source, puis modifier manuellement les fichiers de configuration en fonction de vos besoins. Une méthode beaucoup plus simple (mais moins souple) utilise la commande make_[tape|net]_recovery. Cette section décrit les avantages et les inconvénients de chaque méthode.

Dans les deux cas, le système source utilisé doit contenir des logiciels compatibles avec tous les clients. Cela signifie que les versions de HP-UX, les correctifs, les pilotes, etc., doivent correspondre à tous les systèmes concernés, ce qui implique souvent l’installation d’un sur-ensemble de logiciels et de pilotes sur le système source, qui seront disponibles sur tous les clients potentiels.

Utilisation de la méthode make_sys_image

L’utilisation de la méthode de l’image parfaite consistant à créer une archive à l’aide de la commande make_sys_image et à modifier les fichiers de configuration Ignite-UX pour renvoyer à l’archive est très souple, mais peut exiger un certain temps. Le résultat final vous permet :

  • D’installer les systèmes via le réseau ou les supports, à partir d’un serveur Ignite-UX ou de clients locaux.

  • De personnaliser le processus et de l’adapter en fonction des différents cas.

  • De disposer d’un système « propre » : les fichiers de consignation et la plupart des fichiers restants spécifiques au système source sont supprimés.

  • De disposer d’un noyau reconstruit contenant uniquement les pilotes requis par le matériel du client.

  • D’installer des logiciels supplémentaires ou des correctifs en plus de l’archive système, à partir d’un dépôt SD. Cette méthode limite le besoin de recréation de l’archive et vous permet d’ajouter le support de nouveaux matériels nécessitant de nouveaux correctifs ou pilotes sans créer une nouvelle archive.

Pour plus d’informations, reportez-vous au Chapitre 9 : « Images parfaites ».

Utilisation de la méthode make_[tape|net]_ recovery

Les outils make_[tape|net]_recovery sont destinés à reproduire un système exactement semblable à ce qu’il était lors de la création de l’instantané. Ils tentent de réaliser le clonage de différentes manières :

  • Vous pouvez modifier le nom d’hôte et les informations de réseau.

  • Vous pouvez modifier les disques et les systèmes de fichiers lors de la restauration.

  • Vous pouvez détecter les modifications de modèle de matériel et reconstruire le noyau.

Toutefois, la tentative de reproduction d’un système à l’identique peut ne pas donner le résultat escompté :

  • La configuration des disques est enregistrée « telle quelle » à partir du système d’origine et ne possède pas la logique souple permettant de s’adapter à des disques de tailles différentes ou à des emplacements différents.

  • Les numéros d’instances matérielles des périphériques existant sur les mêmes chemins entre les systèmes restent les mêmes que sur le système d’origine. Cela peut entraîner des affectations non contiguës des numéros d’instances, ce qui constitue généralement un problème mineur.

  • Une grande quantité de fichiers spécifiques au système utilisé pour créer l’image de restauration est conservée, notamment de nombreux fichiers de consignation.

  • Lors de la reconstruction du noyau (dans le cas du « clonage »), des pilotes peuvent être ajoutés en fonction du matériel, mais les pilotes inutilisés ne sont pas supprimés.

Clonage d’un système à l’aide de l’outil make_net_recovery

Les configurations de restauration et les archives créées par make_net_recovery sont stockées dans un répertoire différent pour chaque client sur le serveur Ignite-UX. Avec l’utilisation de la configuration et de l’archive créées par make_net_recovery sur un système, pour les installer sur un autre système, il est nécessaire de copier manuellement certains fichiers de configuration et de permettre l’accès en mode NFS à l’archive du système source.

Une bande de restauration système créée à l’aide de make_tape_recovery peut également permettre de cloner des systèmes. Le système que vous installez par clonage doit posséder un lecteur de bande local afin de permettre l’amorçage à partir de la bande de restauration système.

L’exemple suivant illustre la méthode de clonage d’un système :

  1. Utilisez make_net_recovery ou Ignite-UX pour créer une image de restauration système du système source.

  2. Sur le serveur ignite-UX, si le client à installer ne possède pas de répertoire /var/opt/ignite/clients mais est activé et fonctionne, utilisez l’interface utilisateur graphique Ignite-UX pour créer ce répertoire à l’aide de l’option Add New Client for Recovery du menu Actions. Pour plus de détails, voir la section « Ajout de clients pour la restauration ».

    Si le client ne fonctionne pas, vous devrez l’amorcer à partir du serveur Ignite-UX ou des supports afin de créer ce répertoire.

  3. Copiez le fichier CINDEX et le répertoire de restauration d’un client source vers le répertoire du client cible. Si le client cible a déjà utilisé make_net_recovery, il doit déjà posséder un fichier CINDEX. Si le fichier CINDEX du client existe, vous pouvez enregistrer une copie puis éditer ce fichier pour ajouter les entrées désirées du client source. Les commandes suivantes copient les fichiers nécessaires. Vous pouvez spécifier client_src et client_cible à l’aide de l’adresse MAC ou du nom d’hôte du client (qui constitue un lien symbolique vers l’adresse MAC) :

    # cd /var/opt/ignite/clients/client_src

    # find CINDEX recovery | cpio -pdvma ../client_cible

  4. Donnez au client cible l’accès en mode NFS à l’image de restauration du système source. Habituellement, chaque client cible possède son propre répertoire de stockage des images de restauration sur le système source et le répertoire est exporté uniquement vers le client individuel. Pour ce faire, connectez-vous au système contenant l’image de restauration (normalement le serveur Ignite-UX).

    Sur les systèmes HP-UX 11i v3 :

    • Éditez le fichier /etc/dfs/dfstab du client source.

    • Ajoutez ,ro=client_cible à l’argument -o de la ligne du client source, où client_cible est un nom de client complet.

    • Exécutez # shareall -F nfs

    Sur les systèmes HP-UX 11i v1 et 11i v2 :

    • Éditez le fichier /etc/exports du client source.

    • Ajoutez client_cible à la fin de la ligne du client source, où client_cible est le nom d’hôte du système cible.

    • Exécutez # exportfs -av

    Pour de plus amples informations, voir dfstab(4) ou exportfs(4).

  5. Amorcez le client cible à partir du serveur Ignite-UX selon la méthode de votre choix. Lorsque vous installerez le système, vous pourrez sélectionner les configurations de sauvegarde du système source.

  6. Modifiez les paramètres réseau du système pour le client lors de l’installation.

Pour plus de détails sur le clonage des systèmes, consultez le livre blanc Successful System Cloning using Ignite-UX, figurant dans la page « Information Library » du site Web Ignite-UX à l’adresse suivante :

http://www.docs.hp.com/en/IUX/infolib.html

Questions et réponses sur la restauration système

Question

Puis-je utiliser une image de restauration réseau si mon système ne se trouve pas sur le même sous-réseau que le serveur Ignite-UX ?

Oui, les commandes make_boot_tape, make_ipf_tape et make_media_install permettent de créer un support d’amorçage minimal utilisable par tous les clients. Ce support contient juste assez d’informations pour amorcer un client puis se connecter au serveur Ignite-UX sur lequel la bande, le CD ou le DVD a été créée. S’il s’agit du serveur sur lequel sont stockés les fichiers de configuration de restauration du client, ce client peut être restauré.

Il n’est pas possible d’amorcer tous les systèmes à partir d’un périphérique de bande. Voir « Restauration sur bande sans support d’amorçage de bande — Restauration sur support en deux étapes ».

Si vous avez lancé la création d’une bande de restauration sur le serveur Ignite-UX, celui-ci vous préviendra si un support d’amorçage est requis pour le client. Si vous ignorez cet avertissement, si vous avez égaré votre support d’amorçage ou si vous constatez qu’il ne correspond pas au bon serveur Ignite-UX, vous pouvez toujours créer un nouveau support d’amorçage sur le serveur que vous souhaitez utiliser. Le support ne contient aucune information spécifique au client.

Notez que les supports créés à l’aide des commandes make_boot_tape, make_ipf_tape et make_media_install sont utiles non seulement pour la restauration, mais également pour les installations ordinaires. Si vous ne désirez pas configurer un assistant d’amorçage pour les systèmes ne se trouvant pas sur le même sous-réseau que le serveur Ignite-UX, vous pouvez simplement créer un support amorçable.

Pour plus d’informations, consultez le Chapitre 12 ainsi que les pages de manuel make_boot_tape(1M) et make_ipf_tape(1M).

Les autres options incluent les profils d’amorçage direct (voir « Profils d’amorçage direct sur les systèmes Itanium ») et les assistants d’amorçage (voir Annexe D).

Question

Comment puis-je modifier ma configuration pour qu’une image de restauration réseau soit disponible non seulement sur le système pour lequel elle a été créée, mais également sur d’autres systèmes équipés d’un matériel très similaire ?

Étant donné que les informations réseau peuvent être modifiées via l’interface et ne sont pas écrasées par les fichiers extraits de l’image, il est naturel d’envisager le partage des images de restauration pour des systèmes équipés d’un matériel identique ou similaire. Mais contrairement aux configurations partagées affichées dans la liste des configurations de tous les clients, les configurations de restauration réseau ne s’affichent que dans la liste des configurations du client pour lequel elles ont été créées.

La source des configurations partagées est le fichier /var/opt/ignite/INDEX créé lors de l’installation d’Ignite-UX et la source des configurations spécifiques aux clients est le fichier CINDEX créé par make_net_recovery dans le répertoire /var/opt/ignite/clients/client. Une méthode simple de partage d’une configuration de restauration entre deux systèmes équipés d’un matériel similaire consiste à copier le fichier CINDEX et le répertoire de restauration du client possédant l’image dans le répertoire du client qui ne la possède pas. Le fait que les entrées du fichier CINDEX utilisent des chemins relatifs signifie que vous n’avez pas à modifier le fichier CINDEX lorsque vous le copiez. Vous devrez effectuer une exportation NFS du répertoire contenant l’image sur le client en partage. Pour de plus amples informations sur cette procédure, voir « Clonage d’un système à l’aide de l’outil make_net_recovery ».

Question

Je ne souhaite pas interagir avec l’interface utilisateur après le réamorçage du client. Comment puis-je permettre la sélection automatique de ma dernière image de restauration réseau ?

Tant que le client est amorcé, utilisez la commande bootsys -a pour lancer l’installation sur le client sans interaction avec l’interface utilisateur.

Ignite-UX sélectionne une configuration en fonction des directives suivantes :

  • Si /var/opt/ignite/clients/client/config existe, utilisez la clause cfg spécifiée.

  • Si /var/opt/ignite/clients/client/config n’existe pas, utilisez la clause cfg par défaut pour le client concerné.

    La strophe cfg par défaut du client est la dernière entrée applicable de cfg ayant la valeur true dans le fichier CINDEX s’il existe. Dans le cas contraire, la strophe cfg par défaut est la dernière entrée applicable de cfg ayant la valeur true dans le fichier INDEX. Étant donné que make_net_recovery applique la valeur true à la dernière strophe cfg créée dans le fichier CINDEX lors de la création d’une nouvelle image, elle sera utilisée par défaut à moins qu’elle ne soit modifiée manuellement.

Pour demander à Ignite-UX de sélectionner automatiquement la dernière image de restauration réseau :

  1. Renommez ou supprimez le fichier de configuration config figurant dans le répertoire du client ou utilisez l’option bootsys -f.

  2. Exécutez la commande suivante sur le serveur Ignite-UX :

    bootsys -a client

Pour plus d’informations sur l’automatisation des installations, reportez-vous aux descriptions de run_ui, control_from_server et INST_ALLOW_WARNINGS dans la page de manuel instl_adm(4).

Question

Quelle est la cause des erreurs tftp lors de la restauration ou de l’installation d’un système ?

  • Seuls /opt/ignite et /var/opt/ignite sont nécessaires pour accéder à tftp.

  • Vérifiez /etc/inetd.conf

  • Les fichiers de INDEX ne doivent pas figurer dans des répertoires autres que /opt/ignite et /var/opt/ignite.

Question

Que puis-je faire si des problèmes se posent lors de la permutation de disques à chaud durant la restauration ?

Ignite-UX prend en charge uniquement les disques permutables à chaud qui ont été totalement installés et qui n’ont pas été supprimés lors de la création d’une image de restauration. Il est important d’appliquer les bonnes procédures logicielles et matérielles en cas de suppression ou de remplacement de disques permutables à chaud avant ou après la restauration, mais pas en cours d’opération. La commande LVM lvlnboot, utilisée par save_config ne fonctionne pas si vous supprimez un disque et que le système demeure dans cet état intermédiaire. Si cette commande ne fonctionne pas, la restauration échouera.

Question

Pourquoi le volume EFI n’est pas restauré lors d’une restauration ?

Ignite-UX détruit l’ancien volume EFI sur le disque d’amorçage et crée un nouveau volume EFI à chaque installation du système. À aucun moment de l’installation l’ancien volume EFI n’est copié et restauré sur le disque.

Pour restaurer le volume EFI sur le disque, réinstallez l’application ou consultez les scripts de configuration SD relatifs à l’application et exécutez de nouveau les commandes permettant d’installer le volume EFI sur le disque.

Question

Pourquoi la commande make_net_recovery échoue-t-elle lorsque la taille de l’image est égale ou supérieure à 2 Go ?

La commande make_net_recovery utilise NFS pour écrire et lire l’image système entre le client et le serveur. La gestion d’images supérieures à 2 Go implique que le client et le serveur utilisent la version 3 du protocole NFS (PV3). NFS PV3 est installé en standard sur toutes les versions de HP-UX 11i.

Si vous êtes certain de posséder NFS PV3 et si vous rencontrez des problèmes, vérifiez dans le fichier /etc/rc.config.d/nfsconf le paramètre configuré MOUNTD_VER définissant le montage par défaut comme PV2 ou PV3 ; la version doit être 3.

Question

Pourquoi l’adresse LAN est-elle différente après le remplacement d’un système client ?

Ignite-UX utilise un répertoire séparé pour chaque client sous /var/opt/ignite/clients. Chaque sous-répertoire est nommé en fonction de l’adresse LAN du client. Si vous remplacez le matériel du client, ou même l’interface LAN sur laquelle l’ancienne adresse LAN était définie, vous n’accéderez plus au même répertoire sur le serveur.

La solution la plus simple consiste à obtenir la nouvelle adresse LAN à l’aide de la commande BCH LanAddress ou de la commande EFI lanaddress. Lorsque vous possédez la nouvelle adresse, renommez le répertoire manuellement. Vous pouvez simplement supprimer le lien symbolique de nom d’hôte (il sera recréé automatiquement). Notez que l’adresse LAN doit être saisie en majuscules et commencer par 0x.

Si vous avez déjà effectué l’amorçage à partir du client et donc demandé au serveur de générer un nouveau répertoire, il suffit de supprimer ce répertoire avant de renommer l’ancien répertoire. Veillez à ne pas supprimer le répertoire d’origine et éviter ainsi toute perte d’informations de restauration. Par exemple :

# cd /var/opt/ignite/clients

# mv 0x00108300041F 0x00108300042A

# rm ancien_nom_d’hôte

Question

Lors de la restauration d’un système sur plusieurs disques, comment les volumes sont-ils affectés aux disques ?

Ignite-UX tente systématiquement de trouver une solution afin de réinstaller les volumes sur les disques. En cas d’échec, il désactive automatiquement le mappage en modifiant la valeur de Disk Mapping de Assigned Disk en Any. Pour plus d’informations sur le choix de la valeur de Disk Mapping, consultez la section « Paramètres de volume » et la section File System/Swap Attributes de la page de manuel instl_adm(4).

Question

Pourquoi le périphérique de bande est-il différent entre la création de l’image de restauration et son utilisation ?

Durant la restauration, lorsque le système de fichiers est configuré et l’arborescence des E/S initialisée, le mappage des fichiers de périphériques de bande peut être différent de celui de la création de la bande de restauration d’origine. Par conséquent, il est possible de créer une bande de restauration avec un fichier de périphérique de bande, par exemple /dev/rmt/0m, et de la restaurer à partir d’un autre fichier de périphérique, par exemple /dev/rmt/2m, même si le périphérique physique est le même.

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